Afin de bien commencer l’année 2018, une revue de presse mensuelle avec un focus culturel s’offre à vous par la rédaction de Lettres Persanes.

Le premier musée dédié à une femme ouvre ses portes

CNews matin nous a informé de l’ouverture d’un musée dédié à la femme en Iran. Cet évènement est une première en Iran. Le musée Monir a ouvert ses portes en décembre 2017, à Téhéran, « dans les jardins historiques du parc Negarestan. Il expose 51 œuvres dont des miroirs mosaïques, des monotypes abstraites (image unique imprimé sur du verre ou du carton) et des peintures sous verre, inspirées de motifs géométriques apparentés à l’architecture iranienne ancienne » selon Cnews matin.

À à la chasse aux chants cachés 

Libération a commencé 2018 avec la vague des manifestations en Iran, mais aussi un reportage qui nous plonge dans une « histoire musicale de l’Iran » à la recherche des productions d’avant la Révolution Islamique de 1979. Libé « est parti en quête de ces disques mêlant pop occidentale et tradition perse. »

Ce reportage est suivie d’un mix musical qui réunit une quinzaine de chansons de cette époque.

Voyage à la Perse iranienne 

Pour son dernier numéro de l’année, Le Point a réalisé un long voyage dans l’Iran miliaire. L’hebdomadaire a diffusé un numéro riche qui retrace l’histoire de l’Iran, de l’arrivé des aryens sur le plateau iranien jusqu’au principaux événements en Iran depuis la Révolution islamique. Pour mieux connaitre l’esprit iranien, il est indispensable de connaître l’héritage du zoroastrisme, mais aussi du chiisme, la confession d’une grande majorité de Iraniens musulmans.

De Téhéran à Chiraz, en passant par Kachan et Ispahan, il y a une variété extraordinaire gastronomique, culturelle et architecturale du pays. Mais il ne faut pas oublié la variété sociale. Voilà pourquoi Le Point débarque à Machhad, ville réputée pieuse, mais pourtant très variée en son sein.

La gende révolutionnaire Perse

Parlant de l’héritage antique de la Perse, Humanité présente un livre récemment publié en France, « d’un pop-up » qui illustre le mythe de Zahhak, le roi perse malfaisant. « C’est le mélange grandiose de ce livre animé qui rend hommage aux miniatures persanes en adaptant un passage du Livre des rois, ou Shâhnâmen » rajoute le quotidien.

Le mythe raconte l’histoire d’une révolte populaire contre ce roi maléfique qui « a passé un pacte avec le démon, en tuant son père pour usurper son trône. Maudit, il doit en échange nourrir les deux serpents qui lui sont poussés sur les épaules, par le sacrifice des jeunes garçons ». La légende a inspiré certain mouvements de gauche lors de leur combat mené contre la dynastie Pahlavi, les dernier rois de l’Iran.

Rétrospective : Hassan Sharif célébré aux Emirats arabes unis

Peinture, sculpture monumentale, photographie, assemblages, collages et suspensions, objets minimalistes et de récupération, Hassan Sharif est un artiste iranien et mort à Dubaï au septembre 2016. Le monde expose sur son site une partie des cinq décennies de création de l’artiste.

Téhéran, radiographie politique d’une ville en mutation

La capitale iranienne et un cas d’étude de chercheurs de toutes les horizons. « Téhéran, la vie entre les murs » est le fruit d’une thèse de doctorat d’un iranien à l’université TU Delft. Publié en anglais, cet ouvrage « s’efforce de reconstruire l’identité urbaine de Téhéran à partir de données historiques et anthropologiques » qualifie le chroniqueur du Temps. « Tehran Life Within Walls est une radiographie d’une ville en prise avec son passé et en quête d’une nouvelle position dans la culture urbaine mondialisée » poursuit-il.

L’Iran : La destination culturelle de l’année

A côté de quatre autres destinations en France, en Jordanie, au Danemark et en Angleterre, le journal Le Monde place l’Iran parmi les top cinq des bonnes résolutions de voyage pour l’année 2018. Il la qualifie de LA destination culturelle.

Voyageurs du monde aussi, de son côté, invite ses lecteurs à songer à un voyage culturel au pays de Hafez « l’immense poète soufi Hafez (1324-1389) ». A Shiraz, « une foule de jeunes gens, venus de tout le pays, et récitant ses ghazals, qui chantent l’ivresse du vin » se réunissent autour de son mausolée.

Noel et la solidarité à l’Iranien

Et pour finir, le magazine en ligne « Nouvelles d‘Arménie » raconte l’histoire touchante de la solidarité de la population d’Abadan avec la seule famille chrétienne arménienne de la ville. Situé dans le sud de l’Iran, Abadan repose sur les réserves pétrolières du pays.

« La communauté arménienne d’Abadan a été formée en 1909 avec l’arrivée de la compagnie pétrolière anglo-perse. En 1928 la communauté arménienne formait 610 membres. En 1969 ce nombre passait à 5 000 membres. Mais progressivement les Arméniens ont quitté la ville pour s’installer à Téhéran ou Tabriz. »

Aujourd’hui on compte seulement une famille arménienne à Abadan.

Chaque année beaucoup d’Abadanis, majoritairement musulmans, se réunissent autour de cette famille pour fêter Noël tous ensemble et renouvellent « leur soutien à ces derniers Arméniens ».