La menace de Donald Trump de cibler 52 sites « de très haut niveau et très importants pour l’Iran et pour la culture iranienne » a été fortement condamné par de nombreuses personnalités iraniennes et étrangères, de tous bords politiques.

Suite à cette polémique, Lettres Persanes lance une série de publications intitulées « 52 jours, 52 sites culturels ». Nous vous ferons découvrir au cours des prochains jours les sites historiques iraniens qui symbolisent la culture iranienne.

1. Naqsh-e Rostam est une ancienne nécropole située à environ 12 km au nord-ouest de Persépolis, dans la province de Fars, en Iran. Il s’agit d’anciens vestiges iraniens creusés dans la falaise, datant des périodes achéménide et sassanide.

Photo : Wikipedia

Naqsh-e Rostam est la nécropole de la dynastie achéménide (vers 550-330 av. J.-C.), avec quatre grandes tombes creusées dans la falaise. Elles présentent principalement une décoration architecturale, mais les façades comprennent de grands panneaux au-dessus des portes, tous très similaires dans leur contenu, avec des figures du roi investi par un dieu, au-dessus d’une zone avec des rangées de figures plus petites portant le tribut, avec des soldats et des fonctionnaires. Les quatre tombes achéménides appartiennent à Darius le grand, Xerxès, Artaxerxes I et Darius II.

Photo : Wikipedia

Bien en dessous des tombes achéménides, près du sol, se trouvent des reliefs rocheux avec de grandes figures de rois sassanides, certains rencontrant des dieux, d’autres au combat.

Une représentation de toutes les ethnies de l’Empire. Photo : Wikipedia

Le plus célèbre, montre le roi sassanide Shapur Ier à cheval, l’empereur romain Valérien s’inclinant devant lui en signe de soumission, et Philippe l’Arabe (un empereur antérieur qui a payé le tribut à Shapur) tenant le cheval de Shapur, tandis que l’empereur Gordien III, mort au combat, repose en dessous (d’autres identifications ont été suggérées). Ceci commémore la bataille d’Édesse en 260 après J.-C., lorsque Valérien devint le seul empereur romain qui fut capturé comme prisonnier de guerre, une humiliation historique pour les Romains. La disposition de ces reliefs suggère clairement l’intention des Sassanides de se rattacher aux gloires de l’ancien Empire achéménide.

La Ka’ba zoroastrienne. Photo : Wikipedia

Il est également intéressant de connaitre l’origine du nom de ce lieu. Ce site est appelé Næqš-e Rostæm « le portrait de Rostam » car les Perses croyaient que les bas-reliefs sassanides sous les tombes représentaient Rostam, un héros persan mythique.

À suivre…