Persépolis (en vieux persan : Pārsa) était la capitale des cérémonies de l’Empire Achéménide (vers 550-330 av. J.-C.). Elle est située à 60 kilomètres au nord-est de la ville de Chiraz dans la province de Fars, en Iran. Les plus anciens vestiges de Persépolis remontent à 515 avant J.-C. Elle illustre le style architectural achéménide. L’UNESCO a classé les ruines de Persépolis au patrimoine mondial de l’humanité en 1979.

© Agence de presse YJC

Les preuves archéologiques montrent que les plus anciens vestiges de Persépolis remontent à 515 avant J.-C. André Godard, l’archéologue français qui a effectué des fouilles à Persépolis au début des années 1930, pensait que c’était Cyrus le Grand qui avait choisi le site de Persépolis, mais que c’était Darius Ier qui avait construit la terrasse et les palais. Les inscriptions sur ces bâtiments confirment la thèse selon laquelle ils ont été construits par Darius.

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Avec Darius Ier, le sceptre est passé à une nouvelle branche de la maison royale. Persépolis est probablement devenue la capitale de la Perse proprement dite pendant son règne. Cependant, l’emplacement de la ville dans une région montagneuse et éloignée en faisait une résidence peu pratique pour les dirigeants de l’empire. Les véritables capitales du pays étaient Suse, Babylone et Ecbatan. C’est peut-être la raison pour laquelle les Grecs ne connaissaient pas la ville avant qu’Alexandre ne la prenne et la pille.

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Vers 519 av. J.-C., la construction d’un large escalier est entamée. L’escalier devait initialement constituer l’entrée principale de la terrasse à 20 mètres du sol. L’escalier double a été construit symétriquement sur le côté ouest de la Grande Muraille. Composé de 111 marches, il mesurait 6,9 mètres de large, avec des marches de 31 centimètres et des hauteurs de 10 centimètres.

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À l’origine, les marches auraient été construites pour permettre aux nobles et à la famille royale de monter à cheval. Cependant, de nouvelles théories suggèrent que les marches peu profondes permettaient aux dignitaires en visite de conserver une apparence royale pendant l’ascension. Le haut des escaliers menait à une petite cour sur le côté nord-est de la terrasse, en face de la Porte de toutes les nations.

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La fonction de Persépolis reste assez floue. Elle n’était pas l’une des plus grandes villes de Perse, et encore moins du reste de l’empire, mais semble avoir été un grand complexe cérémoniel, qui n’était occupé que de façon saisonnière ; on ne sait toujours pas exactement où se trouvaient les habitations privées du roi. Jusqu’à de récents défis, la plupart des archéologues ont soutenu qu’il était surtout utilisé pour célébrer le Nowruz, le Nouvel An persan, qui se tenait à l’équinoxe de printemps, et qui reste une fête annuelle importante dans l’Iran moderne. La noblesse iranienne et les parties affluentes de l’empire venaient offrir des cadeaux au roi, comme le montrent les reliefs des escaliers.

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Les voyageurs français Eugène Flandin et Pascal Coste sont parmi les premiers à fournir non seulement une revue littéraire de la structure de Persépolis, mais aussi à créer certaines des meilleures et des plus anciennes représentations visuelles de sa structure. Dans leurs publications à Paris, en 1881 et 1882, intitulées Voyages en Perse de MM, Eugène Flanin et Pascal Coste ont fourni quelque 350 illustrations inédites de Persépolis.

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L’influence française et l’intérêt pour les découvertes archéologiques de la Perse se sont poursuivis après l’accession de Reza Chah, lorsque André Godard est devenu le premier directeur du service archéologique de l’Iran.