« L’Iran ; déçu mais debout » c’est le résultat des travaux de Rooh Savar, fondateur de Lettres Persanes et de Thinkestân, depuis 12 ans sur l’Iran, sa politique, sa géopolitique, mais aussi sa société. Ce travail a eu la chance d’être enrichi par les plumes d’expert d’autres collègues de chez Lettres Persanes et Thinkestân, notamment Delphine O et Farid Vahid.

« Pendant le premier confinement, j’ai eu l’occasion de réviser et d’arranger mes nombreux écritures et entretiens sur l’Iran dans les différents médias, principalement sur Lettres Persanes mais aussi Rue89, France Culture, Le Monde, RFI, LCP, France 5, etc., et également des centres d’études et de think-tanks comme la Fondation Jean Jaurès, Ifri – (Institut français des relations internationales) ou encore l’Iremmo – (Institut de Recherche et d’Études Méditerranée Moyen-Orient). » écrit Rooh Savar, sur son blog.

« Je les ai tous rassemblé et ai enrichi avec d’autres contenu fait par mes collègues de Lettres Persanes et de Thinkestân. Ça a vite dépassé 1400 pages de livre ; une chronologie dense de nombreux épisodes que l’Iran et les Iraniens ont traversé ses 12 dernières années. Avec Farid Vahid on s’est mis à tout réécrire pour synthétiser l’ensemble des propos à environ 350 pages. » continue-t-il.

De 2009 à 2020, on retrace dans cet ouvrage de nombreux épisodes tourmentés de l’histoire récente iranienne. Une période impactée par les lourdes sanctions économiques, les enjeux régionaux complexes, mais aussi des nombreux épisodes de contestation populaire interne. On a décrypté les moments forts qui ont touché l’Iran durant cette période dense. Mais le boulot n’est pas encore fini car on va couvrir pour vous les élections présidentielles qui auront lieu en juin 2021.

Bien que les présidentielles de 2009 ont basculé l’Iran dans une ère postrévolutionnaire, « celles de 2021 irons marquer un autre moment fort dans le destin de la République islamique d’Iran, mais aussi celui de ses citoyens. » selon l’auteur de « L’Iran ; déçu mais debout ».

Les « Ruban Verts » et les « Gilets Jaunes » iraniens ; de nombreux soulèvement interne.

De 2009 à 2019, l’Iran a vécu du moins 4 épisodes de soulèvement et d’émeutes populaires à l’échelle nationale. Mais malgré les apparences vues de l’étranger, chacun entre eux avaient leurs propres conditions. On peut distinguer nettement les classes/couches sociales qui étaient derrière ceux de 2009 et de 2010 (dite le mouvement Vert), la classe moyenne urbaine des grandes villes extrêmement politisées et relativement bien organisé. En revanche, ceux de 2017 et 2018 englobant plutôt les classes/couches précaires périphériques étaient moins politisés, moins organisées, mais beaucoup plus en colère. L’Iran à vécu son “Gilets Jaunes” à sa manière bien avant la France.

Dans les deux cas, (2009 contre 2017) les observateurs extérieurs, auto-empoisonnés dans le phantasme d’un “Regime Chang” immédiat attendu depuis 4 décennies, avaient mal a bien saisir les contestation, chacune (presque) inédite dans son genre. On a eu l’impression que les manifestant étaient les premiers oubliés dans les discours et les analyses.

Dans “L’Iran déçu mais debout”, on essaie de projeter un peu plus de lumière sur eux, celles et ceux qui étaient en première ligne, notamment en 2017 et en 2019. Car ces derniers étant moins politisés, n’avaient et n’ont quasiment pas de représentants ni dans les rangs du pouvoir, ni parmi les différentes variantes de l’opposition. Pourtant, tous, une partie du pouvoir comme toute l’opposition, tentent à récupérer leur action.

La poussé régionale

Les confrontations régionales ainsi que les enjeux internationaux, militaire comme diplomatique serons un axe central du livre. Cette période marque le rayonnement de l’influence iranienne du Liban jusqu’au Yémen, en passant par la Syrie et l’Irak. Depuis la lourde défaite de l’Iran cotre la Russie en 1723, où l’Iran a perdu les territoires caucasiens, et ensuite sa souveraineté sur Hérat en 1856 suite à un conflit militaro-politique contre le Grand Bretagne, l’Iran n’a jamais pu retrouver son influence impériale triple millénaire dans sa région. Mais les évolutions d’une complexité incroyable on fait de sort que la République islamique d’Iran arrive à s’imposer dans un territoire aussi grand que ses frontières officielles, déjà le double de celles de la France. Le conflit syrien était en effet le déclencheur de la redistribution des cartes régional. Un Irak anéanti par l’invasion américaine, une Arabie saoudite amateur dans le jeu des grands malgré du soutien occidental mais aussi très perturbé par le jeu de la succession du trône, et une Turquie trop limitée par sa vision géopolitique ‘turquo-centré’, ont offert à l’Iran un boulevard pour faire accélérer ses ambitions régionales, déjà en construction depuis des décennies. L’iranité et le shiisme sont les deux composant qui donne une flexibilité et souplesse stratégique à l’Iran pour que le pays arrive à jouer des diverses cartes de l’Afghanistan jusqu’au Liban.

L’accord nucléaire

Dans la même période, le dossier nucléaire iranien a prit rapidement des diamantions internationale en divisant tous les acteurs de la diplomatie mondial en pro et contre JCPOA, l’accord international sur le programme nucléaire iranien. Une fois à la maison blanche, Donald Trump à renversé la table et n’a pas cessé d’accentuer, pendant quatre ans, la « pression maximale » sur l’Iran avec une obsession sans précédente. « Nous ne manquerons pas à vous mettre au claire les différents morceaux de ce puzzle d’une complexité exprime, un cas d’école en diplomatie internationale. » écrit Rooh Savar.

Le livre sera en prévente très dès le 24 janvier. Vous aurez ainsi la possibilité d’avoir accès aux contenus exclusivement préparés pour nos lecteurs fidèles en attendant la sortie du livre, c’est-à-dire juste après les présidentielles de juin 2021.

Design : Mehdi Shahsavar,

Photo de couverture : Aryan Safabakhsh, Unsplash